Marie Menhinick
Marie vient de Saint-Malo, et sa Bretagne reste son ancrage : la mer, l’horizon, les forêts, le vent sur la peau… tout cela nourrit profondément son énergie. Même après quelques années passées à Paris, elle s’est toujours sentie appelée par un rythme plus calme et plus vivant, où l’on peut pleinement ressentir chaque instant. Depuis toujours, elle est animée par le besoin d’explorer, d’expérimenter et de comprendre. Son parcours l’a amenée à se former à la sophrologie, à l’hypnose, à la PNL, au Reiki et aux massages. Même si elle ne pratique plus toutes ces techniques de manière formelle aujourd’hui, elles font partie d’elle et influencent sa manière d’accompagner, d’écouter et de guider. Ses nombreux séjours en Inde ont été de véritables sources d’inspiration. La culture, la spiritualité, l’énergie des lieux… tout cela a façonné sa vision d’un yoga vivant, spontané et connecté à l’instant. Chaque expérience lui a appris à rester curieuse, à accueillir la vie telle qu’elle est et à transmettre ces sensations à travers ses cours et les séjours qu’elle accompagne.
Aujourd’hui, elle enseigne principalement l’Ashtanga et le Vinyasa. Elle aime créer des pratiques où le mouvement, le souffle et la conscience se rencontrent, dans une énergie vivante, spontanée et bienveillante. Son objectif est simple : offrir un espace pour respirer, se reconnecter à soi, profiter du moment présent et repartir plus léger, avec joie et simplicité. Chaque personne qu’elle accompagne l’inspire, et chaque échange enrichit sa pratique. Elle aime faire des séjours un lieu d’ouverture, d’expérimentation et de lien, où chacun peut se sentir pleinement vivant et en sécurité pour explorer, apprendre et se reconnecter à son énergie.
Interview
3 mots pour te définir ?
Solaire, spontanée, simple.
"Je suis responsable de mes actions et de mes réactions."
Peux-tu nous parler de tes racines et de la façon dont elles influencent ton approche du yoga et de la vie ?
Je viens de Saint-Malo. J’ai passé quelques années à Paris, mais ma Bretagne me manquait trop : l’horizon, la nature, la mer bien sûr, le vivant, et ce rythme de vie plus simple. Aujourd’hui, je me sens profondément nourrie par cet environnement. Dès que possible, j’aime proposer des cours en extérieur, parce que pratiquer au contact des éléments change tout. Le vent, la lumière, les odeurs, les sons… tout participe à la pratique. Mon yoga est assez vivant et spontané : je m’adapte beaucoup à l’énergie du moment, à l’environnement et aux personnes présentes.
Quel a été le déclic qui t’a amenée à enseigner le yoga ?
J’ai vécu des années assez difficiles à Paris, et le yoga a été une vraie porte de sortie. À ce moment-là, j’avais terminé différentes études et formations, notamment en commerce, immobilier, sociologie, puis sophrologie, mais je ne trouvais pas vraiment de sens dans ce que je faisais, même si je m’en rapprochais petit à petit. Alors je me suis posé une question simple : qu’est-ce qui me fait le plus de bien en ce moment et que j’aurais envie de transmettre ? La réponse a été évidente : le yoga. Le but n’était pas forcément d’enseigner, mais je sentais ce besoin de creuser. Puis ça a commencé avec les amies de ma maman, les voisines, les copines, et ensuite j’ai eu des opportunités de lieux de pratique, et tout s’est aligné. Quand on est à sa place, le reste suit, je crois…
Quels styles de yoga enseignes-tu et pourquoi ?
J’enseigne principalement l’Ashtanga et le Vinyasa. J’aime l’Ashtanga pour sa structure, son exigence et la manière dont il permet de construire une pratique solide dans le temps. Le Vinyasa, lui, me permet d’exprimer quelque chose de plus créatif et intuitif, en laissant plus de place au ressenti et à l’énergie du moment. Ces deux approches se complètent très bien et me permettent de proposer des pratiques à la fois dynamiques, ancrées et vivantes.
Ce que tu souhaites plus que tout transmettre lors de nos retraites ensemble ?
L’idée que le yoga n’est pas seulement une activité physique. C’est aussi un espace pour ralentir, respirer, se reconnecter à soi, aux autres et à ce qui nous entoure. Pendant une retraite, on sort du rythme habituel et on redécouvre une forme de simplicité qui fait énormément de bien.
Qu’est-ce qui t’anime le plus quand tu accompagnes un groupe en retraite ?
Le lien qui se crée. Au début du séjour, tout le monde est un peu inconnu pour tout le monde… et en quelques jours seulement, quelque chose de très fort se tisse. On partage des pratiques, des repas, des discussions, des silences, des rires. Et à la fin, il y a souvent une vraie sensation de groupe, presque de petite famille. Je trouve ça toujours assez magique.
Quel est ton plus beau souvenir de séjour ou d’un moment partagé avec tes élèves ?
L’un de mes plus beaux souvenirs en retraite, c’est de finir le dîner tranquillement, d’apercevoir les couleurs rosées du crépuscule et de toutes sauter dans la voiture comme des gamines pour aller voir le coucher de soleil sur la plus belle pointe de ma ville. Les couleurs étaient dingues, et leurs sourires, ma récompense.
Si tu devais décrire en une phrase l’énergie que tu veux insuffler lors de nos séjours ensemble, ce serait… ?
Une énergie simple et joyeuse, où l’on ralentit, on respire et on se reconnecte à soi, aux autres et à la nature.
Une épreuve ou un moment marquant t’a-t-il appris quelque chose qui guide encore ta vie aujourd’hui ?
Un jour, à la suite d’un conflit personnel, je me suis retrouvée avec le dos complètement bloqué et une extinction de voix. J’ai compris à ce moment-là que j’avais tendance à garder les choses pour moi. J’ai toujours été un peu la fille sympa qui ne veut blesser personne… mais quand le corps parle, il parle fort. Depuis, j’essaie vraiment de m’écouter davantage, de ne pas tout intérioriser et de rester attentive aux signaux du corps.
Quelle expérience ou réalisation t’a procuré le plus de fierté, dans ta vie personnelle ou professionnelle ?
Créer mon entreprise à 23 ans et être là où j’en suis aujourd’hui. Aller au bout de mes projets, suivre mon instinct, construire quelque chose qui me ressemble vraiment.
La dernière fois que tu as ri aux larmes ?
La semaine dernière, pendant un massage au Maroc avec mon copain. Il n’était absolument pas prêt pour l’expérience… et moi non plus.
Ce qui te donne envie de te lever le matin ?
Me sentir vivante. Aller prendre l’air, dérouler mon tapis, bouger. Et aussi mes projets, personnels et professionnels. J’aime me fixer de petits objectifs à court terme, comme de petites carottes qui me stimulent et me donnent de l’élan.
La personne que tu admires le plus ?
Ma maman. Elle est extrêmement lumineuse, inébranlable, tout semble glisser sur elle, elle s’émerveille de tout. C’est un vrai rayon de soleil. Et c’est elle qui m’a poussée à essayer le yoga à une période où je n’allais pas bien.
Tu pourrais faire n'importe quoi pour...
Mes bains de mer en hiver. Parce que ça me fait me sentir intensément vivante. Le froid réveille tout : le corps, le souffle, les sensations.
Retrouvez Marie lors de nos séjours
Voir toutLe mantra qui l'accompagne :
« Pratique, et tout viendra. » — Pattabhi Jois
Dans la vie comme sur le tapis, c’est en persévérant et en restant présente à chaque petit pas que tout finit par s
Ta posture de yoga préférée :
Ça change souvent en fonction de mon mood du moment. En ce moment, c’est Setu Bandha Sarvangasana soutenu, jambes allongées. J’adore la sensation d’ouverture et d’espace immense que je ressens dans les hanches, le ventre et dans tout l’avant du corps.
Tu ne pourrais pas vivre sans...
L’amour !! Mes amis, ma famille, mon indépendance personnelle et professionnelle, la mer, mes moments solo, mon vélo… et le mouvement.
Ta chanson préférée ?
L’Anamour de Serge Gainsbourg
